Présentation de la commune

La naissance des Epesses
Dès 884, on retrouve dans certains textes, l'existence d'une église Santa Maria de SPISIS, mot latin signifiant "Epines" (fourrés) d'ou par analogie le nom de LES EPESSES, et de ses habitants les Spicéens.Cette première église construite à l'emplacement de la nef centrale de l'église actuelle, était propriété de l'abbaye bénédictine de VEZELAY.
En 1050, un prieuré dépendant toujours de ces mêmes bénédictins de Vézelay, est fondé au lieu dit BELLEVUE - chemin du Priouté, dans le haut bourg des Epesses.
L'influence du Puy du Fou
L'histoire et l'évolution de la cité sont fortement liées au château du Puy du Fou, situé sur la commune des Epesses, terre d'accueil du spectacle cinéscénique mondialement connu.A quelques centaines de mètres de l'actuel château Renaissance, les vestiges d'un premier château fort médiéval sont toujours bien visibles.
Très vite, il se forme au XII et XIII ème siècles, à proximité de ce château, une agglomération appelée Bourg-Bérard, composée de laboureurs, d'artisans, ainsi que de serviteurs et soldats du château.
Mais par la suite, les Seigneurs du Puy du Fou voulurent éloigner cette population et firent construire (vers l'an 1400), à l'emplacement de l'actuelle cité des Epesses, près de la chapelle Saint Jean et de l'église paroissiale en partie existante, un grand nombre d'habitations, pour y loger les habitants de Bourg-Berard.
Après la destruction du château médiéval par les troupes anglaises pendant la guerre de Cent Ans, vint la construction de l'actuel château Renaissance, ainsi que de l'agrandisse- ment de l'église des Epesses
(1600-1620).
La Révolution
Nous en sommes à la période révolutionnaire qui comme partout dans le bocage, connut exactions, pillages, massacres surtout en 1793/1794 avec le déferlement des colonnes infernales de Turreau. Le 26 janvier 1793 une colonne vint spécialement de CHOLET pour "révolutionner" la commune des Epesses. Faits marquants :
- Le château fut incendié cette année là, et seule l'aile gauche fut épargnée par le feu. L'église des Epesses ayant été déclarée Bien National (elle servait d'entrepôt )est restée intacte.
- Un des derniers combats des guerres de Vendée eut lieu dans les bois entre Les Epesses et le Puy du Fou, et tourne à l'avantage des Vendéens ; c'était en novembre 1799.
- Un prêtre réfractaire l'abbé Chapelain qui se cachait dans un arbre creux fut découvert et exécuté par des révolutionnaires. Un vitrail de l'église de Saint Hilaire de Mortagne rappelle le souvenir de ce prêtre martyr.
Le développement économique
A partir de 1840, de grands travaux furent entrepris pour la création et l'amélioration des routes. C'est à partir de cette date que le tracé des routes actuelles fut établi.Il s'ensuit un développement de l'activité économique et commerciale, surtout vers Cholet. Intense activité du tissage qui se pratiquait dans la plupart des maisons et surtout dans les caves de la rue du Pavé et du Haut Bourg.On y tissait de la toile pour mouchoirs, chemises et les draps (lin et coton) ; le lin étant même cultivé et filé dans les campagnes. L'activité industrielle est aussi prépondérante à cette époque sur la Sèvre, grâce à l'énergie hydraulique.
L'activité agricole se développe avec l'accès aux foires importantes comme Cholet.
Autre étape marquante : La réalisation de la ligne de chemin de fer en 1914. La ligne fut inaugurée quelques jours seulement avant la grande guerre de 14/18.
Malgré les guerres successives, en particulier la première guerre mondiale si cruelle pour Les Epesses - 110 inscrits au monument aux morts, l'activité industrielle, agricole, artisanale s'est développée depuis la seconde guerre mondiale.
Et maintenant, un nouvel atout par l'activité touristique. Nous abordons ainsi une nouvelle étape dans l'histoire de la cité avec le spectacle cinéscénique du Puy du Fou et le Grand Parc. Il faut avoir vu le spectacle de nuit, véritable chef d'œuvre, à la gloire de ceux qui on fait notre histoire, pour comprendre et apprécier le dynamisme, la ténacité et la rigueur des habitants de la région qui, bien que très attachés à leurs racines savent se tourner résolument vers l'avenir. Audace et Sagesse, telle est la devise de la cité..
L'église paroissiale Notre Dame et sa crypte
Elle fut bâtie plus surement au XVè. siècle, avec des voûtes du style Plantagenêt; ogives fortement arquées, piliers massifs. Les vitraux flamboyants de la partie nord semblent contemporains des voûtes de granit du XVè. Sous Louis XIII, vers 1620, Gabriel du Puy du Fou décida de restaurer la façade. Le retable, du XVIIIè siècle est classé par les Beaux-Arts.
La chapelle Saint Jean
Selon la légende, un évêque de Noirmoutier poursuivi par les Normands (945) avait fait voeu d'une chapelle, qui fut peut-être aussi une généreuse expiation de Renaud du Puy du Fou. Dès 884, certains textes parlent d'une église Santa Maria de Spissis, dépendante de l'abbaye de Vézelay. Des fouilles récentes ont situé l'atelier d'un fondeur de cloches. Ce bâtiment est classé par les Beaux-Arts.
La chapelle de la Colonne
Sur le coté droit, face à la chapelle, un autel construit avec des pierres de calvaires démolis permit de célébrer une messe en plein air après la signature du Concordat (1801). Pour fêter la proclamation du Dogme de l'Immaculée Conception (1854), il fut organisé un grand feu de joie auprès de cet autel : la décision fut prise d'améliorer l'architecture de la chapelle en la dotant d'une colonne de pierres, surmontée de la statue, pour perpétuer l'événement. Le mardi 13 mars 1951, vers 15h, un ouragan démolit cet ouvrage. La statue brisée en 200 morceaux fut bénévolement réparée par Charles Soulard. Le 15 août 1954, un immense cortège reconduisit la statue au pied de la chapelle. La vierge fut hissée le lendemain.
Le Château du Puy du Fou
Situé aux portes de la Vendée, le château du Puy du Fou a été construit aux XVè. et XVIè. siècles en associant deux matériaux inattendus la brique et le granit. Il a succédé à un autre édifice qui lui faisait face dans le bois au-delà de l'étang où ont été pratiquées des fouilles archéologiques. Malmené par les siècles, incendié par les colonnes infernales en 1794, le château actuel à été acquis par le Département en 1977. Depuis lors, ce dernier poursuit sa restauration avec les Monuments Historiques. De l'époque de la Renaissance, le monument a conservé, outre une admirable galerie à l'italienne, des éléments architecturaux remarquables comme les péristyles copiés sur les modèles de Fontainebleau, les escaliers voûtés à caissons et la salle dite des Gardes.


























